





En 2007, l’exposition Rouge Levant au château royal de Blois marque un acte de naissance formel.
En dissolvant la forme dans la couleur, il est parvenu à exprimer un héritage spirituel profondément japonais : une force silencieuse que notre époque semble avoir oubliée.

Depuis sa rénovation récente, la prestigieuse maison Auerbach (Haus Auerbach), à Iéna en Allemagne, expose une toile de Rikizo.
Construite en 1924 par Walter Gropius, fondateur du Bauhaus, cette maison emblématique incarne les principes architecturaux modernes et géométriques qui allaient bouleverser l’esthétique du XXe siècle.
Destinée au physicien Felix Auerbach, elle devint jusqu’à sa mort en 1933 un véritable centre de dialogue entre art et science, accueillant des figures majeures telles qu’Edvard Munch, Henry Van de Velde et Julius Meier-Graefe.
Tombée dans l’oubli pendant plusieurs décennies, la maison est acquise et restaurée en 1994 par le couple Barbara Happe et Martin Fischer.
Ils reprennent alors les recherches chromatiques d’Alfred Arndt, architecte et coloriste du Bauhaus, pour redonner vie au concept originel de "couleurs constructives" : des teintes qui débordent les limites matérielles des murs et plafonds, transformant l’espace en une œuvre immersive.
Dans cet écrin architectural, l’œuvre en rouge et noir de Rikizo, exposée au-dessus d’une chaise signée Le Corbusier, entre en résonance avec l’héritage esthétique et intellectuel des avant-gardes européennes.
Cette présence contemporaine rend hommage à une ligne de transmission artistique dans laquelle Rikizo s’inscrit pleinement : celle d’un abstractionnisme moderne et spirituel, nourri par les ruptures formelles du XXe siècle et réinventé à travers le prisme de sa sensibilité japonaise.

En 2016, la galerie Elena Shchukina organise à Londres une exposition personnelle consacrée à Rikizo.
Lors du vernissage, Lawrence RH Smith, conservateur émérite des antiquités japonaises au British Museum, prononce un discours vibrant dans lequel il rend hommage à la profondeur de l'approche esthétique et spirituelle de Rikizo.
Depuis l’an 2000, la galerie Simoncini, située au cœur du Luxembourg, collabore régulièrement avec Rikizo, témoignant d’une fidélité rare dans le monde de l’art contemporain.
Plusieurs expositions personnelles ont été organisées dans cet espace réputé pour son engagement envers la peinture abstraite, permettant au public luxembourgeois de suivre la carrière de Rikizo à travers les années.
Prochaine exposition prévue au printemps 2026.

En 2020, à la sortie du premier confinement contre la pandémie de Covid-19, le château de Lavardens, joyau architectural niché en Gascogne, a accueilli les œuvres de Rikizo, marquant sa première exposition après la crise sanitaire.
Ce lieu chargé d’histoire, lié à l’imaginaire d’Artagnan et des mousquetaires, a offert un cadre saisissant à cette renaissance artistique.

Des châteaux français aux galeries londoniennes, de la place Panthéon aux murs modernes de Weimar, les œuvres de Rikizo tracent une cartographie silencieuse du Rouge Levant.
À chaque exposition, un lieu, une époque, un public devient le théâtre d’un dialogue entre l’espace, la mémoire et la couleur.
Dans ce voyage esthétique et intérieur, l’œuvre de Rikizo agit comme une boussole poétique :
Elle oriente le regard vers l’essentiel, vers ce Soi que Rikizo révèle, et que l’art seul, parvient à exprimer sans le figer.

En 2019, Rikizo s’associe avec le peintre-sculpteur Haruhiko Sunagawa (1946–2022), avec qui il partage une amitié profonde, tissée au fil des décennies.
Ensemble, ils présentent leurs œuvres dans la salle des fêtes de la mairie du Ve arrondissement de Paris, située sur la place du Panthéon.
Tous deux figures majeures de l’abstraction japonaise contemporaine, Rikizo et Sunagawa incarnent deux sensibilités distinctes, enracinées dans un héritage traditionnel japonais commun.
Pourtant, malgré leurs différences formelles, leurs œuvres entrent en résonance : une conversation silencieuse s’installe entre leurs créations.
L’exposition révèle une complémentarité inattendue, reflet d’un parcours parallèle dont Paris, une fois encore, fut le point de rencontre essentiel.

Cette expérience a inspiré la création de compositions digitales, fruits de la première collaboration artistique entre Rikizo et son fils Kazu.