À la croisée entre sagesse orientale et philosophie occidentale, La Conscience vous propose un voyage inédit au cœur de vous-même.

Fruit d’un héritage zen profondément vécu depuis l’enfance et enrichi par une éducation française empreint d'humanisme, cet ouvrage offre une réflexion puissante sur l'identité humaine et les mécanismes intérieurs de transformation et d'éveil.
Au fil des pages, l'auteur partage une approche unique et innovante pour apprivoiser et transcender la souffrance, en faire une énergie créatrice et renouer avec une paix intérieure harmonieuse.
La Conscience vous offre une clé essentielle pour comprendre, accepter et transformer votre existence.
Êtes-vous prêt à embraser votre feu intérieur ?

Plus qu’un simple essai philosophique, ce livre est une véritable quête spirituelle, un appel vibrant à rallumer votre lumière intérieure et à devenir acteur du changement dans votre propre vie.
Kazu propose un parcours en 9 chapitres fondé sur son expérience vécue, pour transformer la souffrance en une force vitale, à même de nous protéger lorsqu’elle est attisée à bon escient, et de matérialiser une paix intérieure par sa canalisation.
Il est disponible au prix de 9.99€ sur Amazon Kindle, Rakuten Kobo et Google PlayStore.
« A notre naissance, nous sommes telle une feuille blanche : vierge de tout, le monde à découvrir, notre réalité à construire et libre d’y écrire notre destinée. »
(Kazu, 2001)
La conscience d’exister par opposition à la simple conscience d’être, signifie que notre existence n’est pas juste une vie en soi mais une vie pour soi.
Notre capacité à avoir un pouvoir sur notre devenir et sur notre environnement est un acquis de notre évolution qui dépasse le cadre de notre espèce. C’est un processus initié par notre empreinte génétique, un génome en partie commun avec d’autres formes de vies peuplant notre planète et pour certaines, elles-mêmes conscientes.
Dans son manuel d’éducation Emile, Jean-Jacques Rousseau nous partage des règles éducatives, dont certaines ne sont encore aujourd’hui que trop peu utilisées. Par exemple : lorsque l’enfant pleure, il ne faut pas lui amener l’objet de son désir, car il pourrait avoir l’illusion de la toute-puissance de sa volonté. Il pourrait croire à tort que les choses lui obéissent. Au contraire, il faut déplacer l’enfant jusqu’à l’objet afin qu’il prenne conscience des distances, et des efforts nécessaires pour obtenir satisfaction. On apprend à l’enfant que la réalité lui résiste, il peut ainsi prendre conscience de la différence entre le monde et lui. On peut considérer que le nouveau-né fait l’expérience des limites de son corps, en jouant avec ses mains et ses pieds, en observant ce qui dépend de lui, et ce qui n’en dépend pas. Par laxisme, ou simple bienveillante ignorance, de nombreux parents répondent aux volontés de leurs enfants en satisfaisant leurs moindres caprices. C’est là que se situe : la source de l’ignorance de bon nombre d’adultes, quant à la nature de la réalité.
J’ai moi-même vécu ce raisonnement lorsque j’avais 12 ans, quand mon père m’avait emmené voir Matrix 2 au cinéma. Dans la salle, j’étais assis derrière un homme qui me cachait l’écran. J’essayais de me déplacer, mais nos carrures respectives ne me permettaient pas de trouver un angle de vue satisfaisant. Je lui ai alors demandé s’il pouvait s’affaler, chose qu’il a gentiment accepté de faire. Cependant, après une dizaine de minutes, il se remit droit, et je ne voyais à nouveau plus le film. Je me suis alors interrogé : « Qui suis-je, pour exiger de cet homme qu’il se mette dans une position inconfortable afin de me garantir une position confortable ? N’a-t-il pas autant le droit que moi de vivre cette expérience artistique dans des conditions optimales ? Quelles sont les solutions possibles à ce problème ? ».
A contre-cœur, je prenais conscience que ce ne serait pas le jour où j’allais pouvoir pleinement apprécier ce film. C’est une fatalité, une réalité. Le plus tôt je l’accepterais, le plus tôt je pourrais envisager l’infinité de perspectives différentes par laquelle vivre ce moment. Je ne vivrais pas l’expérience pour laquelle je m’étais déplacé, mais j’allais vivre quelque chose de différent, et d’unique. En acceptant ma condition, j’ai pris conscience qu’il aurait fallu arriver plus tôt, et emprunter un siège enfant pour s’agrandir. « N’aurais-je pas alors dérangé la personne derrière moi ? Il aurait fallu qu’elle accepte et respecte mon existence en s’adaptant elle aussi. ». Cette expérience m’a fait réaliser que la liberté de l’un s’arrêtait là où celle de l’autre commençait. J’ai pris conscience de mes limites, de la nécessité de m’adapter, de ne pas me préoccuper d’un objectif initial caduc, mais d’observer l’infinité de possibilités et d’opportunités qui se dressent en continu devant moi. Ces réflexions m’ont traversé, elles n’ont pas toutes été traitées sur le moment, mais cette expérience les a révélées à ma conscience. C’est ici une caractéristique majeure de notre conscience : celle d’apprendre, d’évoluer et de s’adapter. Notre conscience est en mouvement perpétuel, elle se nourrie de chaque expérience d’autant plus qu’elle est négative.
Il trouve son origine étymologique du latin cum scientia, qui signifie savoir avec. La conscience est le centre de traitement des informations acquises par nos sens mais aussi de décision à prendre en conséquence. Son développement a atteint chez l’homme un niveau pour l’instant jamais retrouvé chez d’autres formes de vie. Elle nous permet des réflexions complexes et rationnelles, mais aussi abstraites en usant d’imagination. Elle est le siège de notre raison, de notre morale, de notre intelligence, de notre inconscient, de notre subconscient, en somme d’une partie de notre être, et de notre identité. Elle contient en elle la somme des informations collectées au cours de notre existence, qu’elle stocke dans sa mémoire. Ces informations sont constituées de rapports entre différents éléments de notre environnement, permettant une meilleure compréhension du monde dans lequel nous vivons. En vivant chacune de nos expériences avec une plus grande connexion avec le présent, nous pouvons prendre conscience d’une infinité de facettes de notre réalité. La prise de conscience du monde dans lequel nous existons ainsi que des autres formes de vies qui le peuplent, doivent être accompagner d’une acceptation inconditionnelle de vérités objectives cyniques et injustes.
En outre, nous ne pouvons connaître qu’une infime partie de notre réalité. Nous devons accepter nos limites et nos imperfections, pour les assimiler et évoluer en les intégrant harmonieusement à notre existence. Toute connaissance de notre monde est intimement liée à la conscience que nous avons de nous-mêmes, des autres et du monde. J’espère que cet essai vous permettra de prendre conscience de perspectives de votre réalité sur lesquelles votre attention ne s’était jusqu’alors pas attarder. Tout à commencer par une volonté de ne plus subir la souffrance et du besoin de sortir de l’ignorance, il faudra prendre soin de ne pas se tromper de direction en cours de route et accepter que la ligne d’arrivée soit toujours plus proche de l’ignorance que de l’omniscience.